01.14.07

Installer un dongle Wi-Fi DWL-G122 sous Linux

Posted in Linux, Tutoriels at 14:38 by denis

Suite au passage de ma configuration en architecture 64bits SMP, ma bonne vieille Netgear refusait de fonctionner et pour cause, le seul moyen de faire tourner l’engin passait par NdisWrapper. Ce module noyau se propose en gros de simuler un environnement Windows, permettant ainsi d’utiliser le drivers natifs Windows sous Linux. Hors, il n’existe pas de pilote 64 bits chez Netgear, et il était donc impossible de charger le module 32 bits, le kernel tournant en 64 bits. Il me fallait donc une solution de rechange, cette fois avec les sources du driver disponibles, afin de pouvoir procéder au besoin par moi-même au portage.

La tâche n’est pas aisée, puisque chaque pilote ne fonctionnera qu’avec une révision bien précise du hardware, souvent difficile à obtenir en France. J’ai fini par tomber sur le DWL-G122 de Dlink, qui se trouve être la perle rare que je cherchais.
Les révisions B et C du Dlink DWL-G122 fonctionnent avec un chip Ralink, constructeur qui se trouve justement avoir eu la bonté de fournir les sources d’un pilote sous Linux. Ce driver n’est pas directement exploitable sous ia64, quand bien même on peut le patcher grossièrement pour arriver au résultat escompté.

Il vaut en fait bien mieux s’appuyer sur le pilote rt2x00, qui est en fait la reprise par la communauté du driver de Ralink. Il vous faut le pilote rt7500 proposé par ce site, mais attention… Ce driver ne fonctionne pas en SMP, entendez par la qu’il fonctionnera, mais le fait de monter l’interface associée freezera purement et simplement votre ordinateur. Préférez le pilote rt73, que j’utilise en ce moment même, ou bien directement la suite rt2x00.

Petite gueulante pour finir, puisqu’il est particulièrement honteux qu’on doive, pour avoir une vague chance que le hardware soit supporté, se lancer dans une quête digne d’un Indiana Jones, décrypter des listes de hardwares et de révisions, rechercher des drivers, se battre contre des vendeurs incompétents et des services techniques ignares, tout ça parce que quand on est constructeur, on se sent dispensé d’assurer un support multiplateformes de son produit, sur lequel la marge est pourtant assez conséquente pour qu’on puisse se permettre de sous-payer un geek pendant quelques semaines afin qu’il ponde un petit bout de code, ou bien à défaut au moins de rendre facilement accessibles les specs du matériel…

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